Thursday, April 09, 2009
Sunday, March 15, 2009
快快康復
從生日那天開始,由心底滲出的徬徨一直沒有離開過。和朋友談起自己的問題可以暫時放低一些情緒,對解決問題則沒有很大幫助。數一數,我原來已逃避了兩個星期,或者更長時間。有時需要把自己的事說出來,讓世界上起碼有幾個人知道有什麼發生在自己身上,不要死左都冇人知。有時郤覺得說得很嘮叨,連自己也累,便索性繼續渾渾噩噩。
音樂上一直有新衝擊,只是建築在失落的感情、友情、生活模式上,音樂顯得矛盾地重要又不重要。沒有它我平衡不了情緒,搞不好它我更畢不到業;但它郤解決不了人生的問題(它只能引發一些思考),在為住的地方和開支煩惱時,它顯得奢侈。
見到朋友有穩定的收入,發現自由真的是確立在經濟能力上。一個人沒有錢,沒有自由,便進入病的狀態,以迷糊和扭曲的思考做決定,開始做愚蠢的事,無謂的掙扎,最後令自己遍體鱗傷。
我沒有什麼偉大的願望,只希望可以找回健康、獨立、充滿活力和小聰明的自己。
Sunday, March 08, 2009
Le cri de la prison
Elles font du bien, ma chérie.
Les larmes qu'on ne pleure pas
dans notre âme retombent toutes,
et de leurs patientes gouttes
martèlent le cœur triste et las.
Sa résistance enfin s'épuise;
le cœur se creuse et s'affaiblit;
il est trop grand, rien ne l'emplit;
et trop fragile, tout le brise.
Tout le brise.
Saturday, February 07, 2009
Werther
看著他特意要寫得清楚的字跡,我問他:[你的姓氏是...Adam?]滿以為這個字不屬法語語系,我的唇最後不自覺地閉上。他笑說:[我們總叫在法國,這個字應唸作:阿當。]從他口中聽到這個在小時候聽聖經故事時已留在記憶裡的發音,猛然才曉得這個譯名其實相當貼切。法文的發音就是阿當。我呆了片刻,想到這生人一直在尋找自己的Orphée,阿當郤先出現。
劇院的負責人喊到六十至九十號的人可以去排隊了。他口裡吐出一個字:[終於!]我們大抵已坐了兩個小時。他站了起來,我伸出手和他笑說:[祝你好運!]。他握著我的手,說了句遲點再見,便轉身離開。
坐在Bastille歌劇院的大堂裡,我沒有很多想法,只在回想這個早上他盯著我的那對眼睛。那是一種亳無掩飾、沒有一點猶疑,堅定得近乎自大的目光。和那個挑釁式的微笑。個多小時的眼神追逐,我決定要打破這種不自在。我直接走到他跟前,連招呼也不打便問道:[您知道售票處什麼時候才開?]他呆了一呆,沒有想到我會和他說話。[也許還要多等兩個小時啊。]清澈的藍眼睛透出一絲得意。我們的對話於是開始了。從看過的節目,到喜歡的音樂,到各自的生活,我們像好久不見的老朋友在聚舊。第一次聊天總是最精彩的,當大家還未對對方失去興趣。從小心翼翼地用"vous"和麻煩的動詞轉位,到慢慢開始用"tu"相稱,我腦裡的語言中心在細心觀察著每句說話背後的含意。
等著開賣的是法國作曲家Massenet的歌劇《Werther》,就是德國文豪歌德筆下少年維特的故事。故事敍述維特不顧一切愛上已訂了婚的Charlotte,不道德郤不能自制的愛情最後令他走上自殺之路;乃為歌德感性主義和浪漫主義的代表作。
我一個人坐在劇院大堂的沙發上,看著手中寫著Werther的號碼紙和他留給我的電郵,有點不知所措。眼睛無意識地向前看,前面是一幅像世界地圖的藝術品,典型地在主要的城市上放上時鐘,顯示當地的時間。我以前也留意過這幅地圖,也問過為什麼很多主要的城市也沒有時鐘,藝術家偏偏把香港放了在內。這一刻我正在思考著少年維特的故事,突然間,我眼前所有指針同時猛力地向前跳動了一下。如果這是王家衛的電影,音響效果必然是震耳欲聾的一下金屬撞擊聲。我被嚇倒了,眼睛失措地搜尋著香港的時間:傍晚六時五十四分。巴黎的時間是上午十一時五十四分。我再看一看錶,生了病的他大抵剛剛才起牀。叫我放不低的人應該下了班在乘地鐵......
生命究竟被懸在什麼上。
我身後的牆上有一大幅海報,上面有著數十個二十世紀極偉大的作曲家的黑白肖像,常常令我有衝動想走到前面,誠心地跪下來把他們逐一仰望。我轉個頭把作曲家的樣子逐個認清,然後把手裡的紙條都塞進口袋中。轉身揭開本來打算今早在等待期間看的論文,使勁地讀起來。
Saturday, November 29, 2008
給 MA Hiao-Ts'iun 先生
在茫茫書海中偶然發現您在1941年寫的博士論文 La musique chinoise de style européen,從圖書館館員手裡拿到這本泛黄、差點被撕破的本子,心裡郤充滿暖意。
實在沒有很多中國人會像我們一樣走到老遠的法國研究音樂了。我這一代有電腦,有互聯網,一切也容易很多。遠在六七十年前,在戰亂期間,要離鄉別井來到亳不熟悉的地方,法文要寫到這樣的程度,還要把國內的音樂情況有系統地呈現給外國人看,加上對作品詳盡的分析,相信您一定下了不少苦功,捱過不少苦頭。看著一個個中國音樂家的法文譯名(那時的排版當然不會有漢字),讀著您翻譯宮商角徵羽背後的意義,透過一種不屬於我們的語言想像您所說的理論和歷史,實在有點百感交集。因為我全都明白。我比任何一個法國人都明白。
隔著一個時空,或者我們都坐過在同一個圖書館內,為了一點點使命感掙扎。我明白沒有什麼東西是容易的,容易的都沒有意思。所以即使孤獨也要走下去。您有讀過卡夫卡的"Un artiste de la faim"嗎?對,沒辨法,就是要走下去。
我不知道您後來怎樣了。您在論文的第一頁上角親筆寫了一行字:A Mademoiselle Renée Girardon avec mon bon souvenir, Ma Hiao-Ts'iun, 27 janvier 1942。我希望我也會像您一樣,好好的把研究完成,讓它變成美好的回憶,再將得到的帶給其他人。也許是對您最好的致敬。
Tuesday, November 25, 2008
Lettre d'amour
Saturday, September 20, 2008
夢囈 Murmures
閱過後,熱淚盈眶
他把回信
寫了給郵差。
狐狸對小王子說:
要是你把我馴養,
我們會互相需要對方。
野孩子最後羞怯地吐出第一個法文字:
Lait
然後杜魯福沒有再交代下去。
他原來會長大
他會獨立
他想擁有自己的生命。
開始喜歡上夏天
愛上水果和蔬菜
喜歡流汗
亢奮地動著自己的身體
四處跑著跳著不願意停下來。
直至有一刻
芳華轉換。
他靜了下來
把信拆開來再看一遍。
裡面原來只有一段悲劇的歌詞
女兒吉爾達:你難道沒有國家,沒有父母,沒有朋友?
弄臣:國家!父母!朋友?...信仰,家庭,國家,我整個宇宙就是你了!
他心裡再沒悸動
只是嘆了一口氣。
坐在地上
沒有再動。
Le facteur lui apporta une lettre.
Après l'avoir lue, versant des larmes,
il se mit à répondre
au facteur.
Le renard dit au Petit Prince,
"Si tu m'apprivoises,
nous aurons besoin l'un de l'autre."
Finalement, l'enfant sauvage marmonna son premier mot français:
Lait
Truffaut ne continua plus à raconter l'histoire désormais.
En effet, il grandirait.
Il deviendrait indépendant.
Il voudrait avoir sa propre vie.
L'été et la transpiration lui plurent de plus en plus,
ainsi que les fruits et les légumes.
Il bougea son corps avec extase,
il courut et sauta partout sans cesse.
Jusqu'au moment
où le temps changeait.
Il se tut,
ouvrit l'enveloppe et relut la lettre.
Il n'y avait que des paroles de la tragédie là-dedans -
- Gilda la fille: Vous n'avez donc ni patrie, ni parents, ni amis?
- Rigoletto: Une patrie! Une famille! Des amis?... Ma religion, ma famille, ma patrie, mon univers entier, c'est toi!
Il ne ressentit plus rien,
mais ne poussa qu'un soupir.
S'asseyant par terre,
il ne bougea plus.
Wednesday, July 23, 2008
Un ami dort (par Jean Cocteau)
Mon automne aimait ton été.
Le vent du souvenir faisait claquer les portes
Des lieux où nous avons été.
Je te laissais mentir ton sommeil égoïste
Où le rêve efface tes pas.
Tu crois être où tu es. Il est tellement triste
D’être toujours où l’on n’est pas.
Tu vivais enfoncé dans un autre toi-même
Et de ton corps si bien abstrait,
Que tu semblais de pierre. Il est dur, quand on aime
De ne posséder qu’un portrait.
Immobile, éveillé, je visitais les chambres
Où nous ne retournerons point.
Ma course folle était sans remuer les membres,
Le menton posé sur mon poing.
Lorsque je revenais de cette course inerte,
Je retrouvais avec ennui,
Tes yeux fermés, ton souffle et ta main grande ouverte
Et ta bouche pleine de nuit.
Que ne ressemblons-nous à cet aigle à deux têtes.
À Janus au double profil,
Aux frères Siamois qu’on montre dans les fêtes.
Aux livres cousus par un fil ?
L’amour fait des amants un seul monstre de joie,
Hérissé de cris et de crins,
Et ce monstre, enivré d’être sa propre proie,
Se dévore avec quatre mains.
Quelle est de l’amitié la longue solitude ?
Où se dirigent les amis ?
Quel est ce labyrinthe où notre morne étude
Est de nous rejoindre endormis ?
Mais qu’est-ce que j’ai donc ? Mais qu’est-ce qui m’arrive ?
Je dors. Ne pas dormir m’est dû.
À moins que, si je dors, je n’aille à la dérive
Dans le rêve où je t’ai perdu.
Dieu qu’un visage est beau lorsque rien ne l’insulte.
Le sommeil, copiant la mort,
L’embaume, le polit, le repeint, le resculpte,
Comme Égypte ses dormeurs d’or.
Or je te contemplais, masqué par ton visage,
Insensible à notre douleur.
Ta vague se mourait au bord de mon rivage
Et se retirait de mon cœur.
La divinité amitié n’est pas le fait d’un monde
Qui s’en étonnera toujours.
Et toujours il faudra que ce monde confonde
Nos amitiés et nos amours.
Le temps ne compte plus en notre monastère.
Quelle heure est-il ? Quel jour est-on ?
Lorsque l’amour nous vient, au lieu de nous le taire,
Vite, nous nous le racontons.
Je cours. Tu cours aussi, mais à contre machine.
Où t’en vas-tu ? Je reviens d’où ?
Hélas, nous n’avons rien d’un monstre de la Chine,
D’un flûtiste du ciel Hindou.
Enchevêtrés en un au sommet de vos crises,
Amants, amants, heureux amants…
Vous êtes l’ogre ailé, niché dans les églises,
Autour de chapiteaux romans.
Nous sommes à deux bras et noués par les âmes
(C’est à quoi s’efforcent les corps.)
Seulement notre enfer est un enfer sans flammes,
Un vide où se cherchent les morts.
Accoudé près du lit je voyais sur ta tempe
Battre la preuve de ton sang.
Ton sang est la mer rouge où s’arrête ma lampe…
Jamais un regard n’y descend.
L’un de nous visitait les glaces de mémoire,
L’autre les mélanges que font
Le soleil et la mer en remuant leurs moires
Par des vitres, sur un plafond.
Voilà ce que ton œil intérieur contemple.
Je n’avais qu’à prendre ton bras
Pour faire, en t’éveillant, s’évanouir le temple
Qui s’échafaudait sur tes draps.
Je restais immobile à t’observer. Le coude
Au genou, le menton en l’air.
Je ne pouvais t’avoir puisque rien ne me soude
Aux mécanismes de ta chair.
Et je rêvais, et tu rêvais, et tout gravite.
Le sang, les constellations.
Le temps qui point n’existe et semble aller si vite.
Et la haine des nations.
Tes vêtements jetés, les plis de leur étoffe,
Leur paquet d’ombre, leurs détails,
Ressemblaient à ces corps après la catastrophe
Qui les change en épouvantails.
Loin du lit, sur le sol, une de tes chaussures
Mourait, vivait encore un peu...
Ce désordre de toi n’était plus que blessures.
Mais qu’est-ce qu’un dormeur y peut ?
Il te continuait, il imitait tes gestes
On te devinait au travers.
Et ne dirait-on pas que ta manche de veste
Vient de lâcher un revolver ?
Ainsi, dans la banlieue, un vol, un suicide,
Font un tombeau d’une villa.
Sur ces deuils étendu, ton visage placide
Était l’âme de tout cela.
Je reprenais la route, écœuré par le songe,
Comme à l’époque de Plain-Chant.
Et mon âge s’écourte et le soleil allonge
L’ombre que je fais en marchant.
Entre toutes cette ombre était reconnaissable.
Voilà bien l’allure que j’ai.
Voilà bien, devant moi, sur un désert de sable,
Mon corps par le soir allongé.
Cette ombre, de ma forme accuse l’infortune.
Mon ombre peut espérer quoi ?
Sinon la fin du jour et que le clair de lune
La renverse derrière moi.
C’est assez. Je reviens. Ton désordre est le même.
Tu peux seul en changer l’aspect.
Où l’amour n’a pas peur d’éveiller ce qu’il aime,
L’amitié veille avec respect.
Le ciel est traversé d’astres faux, d’automates,
D’aigles aux visages humains.
Te réveiller, mon fils, c’est pour que tu te battes.
Le sommeil désarme tes mains.
Thursday, July 17, 2008
Mon Orphée.
我穿起他的水靴和夾克,和他一起走進兒時遊玩的地方。下雨後的森林沒有想像中易走,滿地草叢和沼澤,要不停用力踩下頑強的樹枝和泥濘才可前進。有些地方以兩條平行的有刺鐵絲欄著。他就用雨傘的柄子鈎著上面的鐵絲一手向上拉,另一腳則踏著下面的鐵絲向下踩,讓我有空間俯身穿過。我小心翼翼越到另一邊,接過他的傘,學他做同樣的動作。他從容地走了過來,和我微笑說謝謝。
在樹林中,有時我們會停下來,靜靜聽著風從遠處吹過來,慢慢撫過一棵又一棵樹,如浪的聲音。他看著我認真地聽著風,笑說他從來沒留意過這聲音,一切對他來說也那麼自然。我望向他。沒有人看見他的眼睛、他的微笑不會讓步。他會向陌生人笑著打招呼,又會主動上前幫助有需要的人,連動物也喜歡跑到他跟前和他玩。在樹和樹之間,他總走在前面,我在後面跟著。他沒有作聲,也沒有回頭。我不知道他心裡在想什麼。我的,Orphée。
走到森林外面,一片偌大的田野。我們在乾草上躺臥著,雙手放在腦後。四野無人,我們看著天上的雲,聽著風的聲音。他嘴裡玩弄著一條折下來的草枝,腳交疊著,望著藍天。我轉過臉盯著他的輪廓。我又別過臉,陽光教我閉上眼睛。我說,要是我這一刻死了,大抵沒有人會找到我。他說,那我就把你殺死吧。然而他不會知道,其實從那一刻開始,我再也找不到自己了。
後來又發生了很多事。在他的朋友前、他的家人、我們的朋友、我倆之間。離開時,他送了我一個小小的海綿地球。他說他也有一個,那我們都可以把世界握在手中。我坐在車上,把手放在額角和他敬禮。早上的陽光從他身後映過來,他的微笑和他的頭髮都染了金黃色。
我記得我和他說過,我不快樂的時候會寫,他說他會跑步。今天陽光很好,我想起了他。我足足跑了個多小時的步。
我的,Orphée。
Wednesday, June 25, 2008
簡單得令人害臊 Embarrassingly simple.
把blog荒廢是因為正在尋找自己的語言:放大來說是生活上的慣性,更精確的是指音樂的語言(正在籌備母校的音樂劇)。我很害怕太簡單的東西。一個人明白多少,從他個人的選擇一看就看得出。(選擇可以是文字的選擇、音樂上的、顏色上的、甚或款式上的。)有時看回自己的選擇,都會感到害臊,因為太簡單了、太赤裸了。有人會說:〔這不是簡單,這是直覺。我天生有好的直覺。天賦的,你妒忌不來的了。〕但直覺不是一切,她只帶給你一個開端,最後的成果始終要看你的修養,你真的有多少。我很相信導演師姐說過的一句話:觀眾是非常聰明的。縱使大部份人也只擁戴熟悉的東西;但我相信總有一兩個人會被我逗笑,因為他們明白。要是我被迫很快把成果呈上,要用簡單的東西博取大部份人的鍾愛,我看著自己心裡明知的那堆垃圾,在掌聲中只會感到不能承受的尷尬和羞恥。我實在太害怕安於簡單了。更費解的是有人會拿著極簡單的東西來炫耀,還要理直氣壯。世上總有比你懂的人,你怎可不面紅耳赤地班門弄斧?
我只有讓時間幫我重新建立一切。長期遊走在不同語言之間,思考都變得瑣碎,拉拉雜雜潰不成軍。回看時總發現,學到的原來很基本,用到的也很簡單。什麼時候才可以脫離簡單的層面,得到我理想的複雜中的自由?
Friday, April 04, 2008
如歌的行板
拉威爾不知道
增五和弦不知道。
木桌子亮漆的鋼琴不知道
坐在講台不停說的教授不知道
身旁默默寫著的馬修不知道。
泛黃的石牆不知道
身後擦過的腳踏車不知道
鬈髮藍眼睛的他不知道。
車廂內玻璃窗上的反映不知道
行人電梯上親吻著的情侶不知道
挾著長麵包拿著超級市場膠袋的人不知道。
感覺被埋在另一個象限
總是另一個
在聽覺,或觸覺,來得及被翻譯之前
已失譯
一種力量就透過日復日的重覆僵化或消散
獨個唱頌著美好的時光
Thursday, February 15, 2007
Il faut prendre le temps de lire et de marcher lentement en rêvant et en songeant la tête en l'air.
voilà voilà c'est moi kalun enfin, qui a achevé ses tâches miraculeusement avant l'heure de déjeuner au bureau, et qui t'envoie un tout petit message pour dire que je vais bien : )
oui je connais tout ce que vous avez fait avec bruno ces jours-ci, le cinéma, le théâtre, le diner... et j'espère que les cadeaux que bruno vous a rapportés vous ont vraiment plus : ) on a passé de merveilleux jours ensemble ici à hong kong, et c'était vraiment dur quand on s'est séparé à nouveau. mais peut-être je devrais te remercier pour prendre soin de bruno après qu'il est rentré, tu sais, j'ai au moins une vie très occupée pour me distraire, mais il faut qu'il reste toujours tout seul. je voudrais vraiment passer des journées avec vous, la vie à paris me manque toujours, l'environnement, ce qu'on faisait ensemble...
ma vie ici est chargée mais satisfaisante. tu sais que je suis embauché dans une chorale d'enfants? après avoir eu ce boulot, mon but de poursuivre la musique comme carrière est beaucoup plus clair. voilà ma vie stable - je travaille sur la gestion d'art; je donne des cours de piano, de la théorie de musique et d'anglais; je prends des cours de piano, de trombone, ainsi que de direction d'orchestre. occasionnellement je joue du piano aux centres commercials, dont l'opportunité m'a donné des expériences irremplaçable. en ce moment je participe aussi à une autre chorale d'adultes comme pianiste, et on va aller en Thaïlande pour un concert à la fin février! je suis vraiment excité pour cela, parce que ce sera mon premier 'business trip', que je ne paies rien et j'aurai 5 jours de 'repos' (il n'y aura qu'un concert!) à l'étranger.
à hong kong on travaille beaucoup plus que vous français, le nombre d'heure de travail par semaine normalement est 44. je travaille de 9h30 jusqu'à 1800 tous les jours (sauf samedi après-midi et dimanche), avec une heure pour déjeuner. donc après le travail, je rentre souvent pour répéter au piano, sinon je donne des cours particuliers. j'avais la bonne habitude de faire de la natation régulièrement, mais après que bruno est parti, je me suis enrhumé et je l'ai arrêtée. désormais je me sens mieux et je reprendrais cette habitude, sinon je grossirai trop et tu ne me reconnaitras plus!
voilà c'est ma vie quotidienne... trop bavard peut-être! et toi? et Aurore? tout va bien pour vous deux? et Thomas aussi? hihi bruno m'a dit qu'il était de plus en plus mignon! de toute façon tiens-moi au courant quand tu es libre.
je t'embrasse
Kalun
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Kalun
merci pour ton message, je me demande comment tu trouves le temps d'écrire avec les journées que tu fais. je crois que je me serais déjà effondrée. Les 35 heures de la france, je me demande de quel oeil on regarde ça à HK, enfin vu d'ici c'est très agréable, on a le temps de faire autre chose dans sa vie , car, le travail, n'est interessant que pour une toute petite portion de gens, pour les autres c'est juste un gagne-pain.
ici tout va bien, même si une petite fatigue se fait sentir. Pas grave! les vacances approchent, dans deux semaines aurore et moi partons marcher dans le désert du Hoggar en Algérie qui est un pays magnifique et que la France a gentiment pillé pendant l'époque coloniale.
Comme tu le sais, Bruno est venu manger à la maison l'autre soir et il nous a ramené les cadeaux, il est fou, nous avons été trop gâté. les baguettes sont magnifiques et depuis je m'en sers tout le temps, même pour manger mon yaourt et ma soupe, j'ai du mal mais je sens que cela va venir, avec l'entrainement.
kalun, j'espère à bientôt et ne te tue pas trop à la tache. Il faut prendre le temps de lire et de marcher lentement en rêvant et en songeant la tête en l'air. salut.
Juliette
Wednesday, October 18, 2006
La solitude prime sur le reste 寂寞大晒牙?!
A partir d’aujourd’hui, je vais écrire en français un petit essai de temps en temps ici à mon blog, pour que ma capacité de m’exprimer avec la langue ne se fane pas, et que mes amis qui sont à l’aise d’utiliser le français soient attirés à pratiquer avec moi. Je ne suis pas certain qu'il y ait quelqu’un qui me comprendrait comme ça, ou peut-être tout le monde penserait que cet homme est prétentieux de se servir d'une telle ‘langue de luxe’ et ne retournerait plus jamais. Je ne sais pas, mais je dirais que je m’en fiche. Pour moi, il n’y a pas du tout de langue de luxe, on ne sait pas combien d’effort que l’on a fait pour se faire comprendre avec une autre langue. C’est dur, ça ! Cela ne sont pas quelques mots simples pour faire bonne impression. Par contre, je fais tout mon possible de communiquer mes sentiments purs, c’est tout. voilà, assez d’explication.
Je ne vous tiens pas au courant ici sur internet depuis longtemps. Après que je suis rentré de Paris ça fait déjà un mois et demi mais je me sens encore un peu désorienté. Ma vie avec un travail pas stable comme horaire et salaire, et qui m’offre pas mal de temps libre et seul me rends au fond assez solitaire. vraiment solitaire. Oui je fais de la natation, je lis michael lam, j’écoute radiohead, je joue beethoven, je donne les cours de musique aux enfants, je prends le cours de français... Mais je dîne toujours tout seul, je me déplace toujours tout seul, et il faut que je prévoie ma vie toujours tout seul. J’aime bien dîner avec mes amis, mais je n’ai pas beaucoup d’exprimer. Ce ne seront que les grands mots – mes prévisions sont vagues, vides, même moi je ne suis pas sûr si je pourrais y arriver.
Et puis, mes désirs. J’écoute souvent ben ricour dans mon ipod, il chante directement « j’ai un grand besoin de toucher quelqu’un » et cela me choque chaque fois. Je me suis dit que j’allais changer ma mentalité et garder ce que j’avais appris avant de quitter l’europe, maintenant c’est mon amie qui lâche devant moi « pourquoi l’histoire se répète toujours ? pourquoi c’est si prévisible ? où sont d’autres possibilités ? ». Cela m’a déçu aussi. Pourquoi je suis invariablement faible en face de mes désirs. Attaché, détaché, attaché, détaché. Je te vois, je ne te vois pas, je te vois, je ne te vois pas. Peut-être il faudrait m'emprisonner à Paris. Un lieu comme Hong Kong n’est pas pour l’Amour avec un grand A, surtout pour les admirateurs de la Rencontre elle-même.
我在等什麼?等一份工作 / 等一份薪金 / 等一份運氣 / 等一個人 / 等一雙手 / 等一個身體?現在的工作令我逢週末都忙得不可開交,換來的是強烈的星期一恐懼症,甚或星期一至五恐懼症。本來好端端的一整個早上和下午,陽光也引誘我脫下外衣游泳去;身體郤突然來個什麼皮膚敏感。只要不能游泳的一天,我在床上醒過來時便開始感到恐懼。我在等什麼?有人說過蟄伏得久的鳥才飛得高的道理,我很樂意地相信。等待的時候,我唯有做些看似有意義的事情,像運動、練琴、聽音樂、閱讀等。天真地想著有一天,機會來到時,一切在等待期間建立了的東西都用得著,而且熟練得其他機會主義者只有悻悻然嗔道〔what a freak〕。然而我發現我尚有一點尊嚴,我不喜歡朋友伴著我等。其實又有誰可以真的伴著另一個人等呢?所以等待很寂寞。在做那些看似有意義的事情時,於那些事與事之間閒著的時刻,我的軟弱便會出來和我打個照面:你還是想的吧?於是我把事情分成有意義和沒意義,然後兩者都做。然後我和自己說,都是因為寂寞。
Friday, September 01, 2006
vous êtes là aussi?
有個村莊的小康之家的女孩子,生得美,有許多人來做媒,但都沒有說成。那年她不過十五六歲吧,是春天的晚上,她立在後門口,手 扶著桃樹。她記得她穿的是一 件月白的衫子。對門住的年輕人同她見過面,可是從來沒有打過招呼的,他走了過來。離得不遠,站定了,輕輕的說了一聲:〔噢,你也在這裡嗎?〕她沒有說什 麼,他也沒有再說什麼,站了一會,各自走開了。
就這樣就完了。
後來這女人被親眷拐子賣到他鄉外縣去作妻,又幾次三番地被轉賣,經過無數的驚險的風波,老了的時候她還記得從前那一回事,常常說起,在那春天的晚上,在後門口的桃樹下,那年輕人。
於千萬人之中遇見你所遇見的人,於千萬年之中,時間的無涯的荒野裡,沒有早一步,也沒有晚一步,剛巧趕上了,那也沒有別的話可說,唯有輕輕地問一聲:〔噢,你也在這裡嗎?〕
- 張愛玲
Wednesday, July 12, 2006
(to R)
All you need is a room with a view
In style, away from the snobbish crowd and their banal commentaries
An outlook
Which brings you to a fertile terrain of inspirations
With a pair of eyes penetrating any darkness
Carrying the catapult with a glimmer of authority
No matter how prominent the pastiche could be
Your breadth is far beyond his reach
A robe for you would only reveal
Your skin does not conceal
Standing composedly in the perfect contrapost
My walking is mere creeping
So what you need, David, is just a room with a view
To conquer your world one can never envisage
The dubious land basking in refracted glory
Provides not the company and vista you deserve